Ici, les portes s'ouvrent à tous ceux qui désirent échanger des pratiques motivantes à l'apprentissage du français langue étrangère... «Vous savez, les idées: elles sont dans l'air. Il suffit que quelqu'un en parle de trop près, pour que vous les attrapiez!» (R.Devos)
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14.9.22
5.9.22
23.3.20
2.5.18
Télégramme : la fin de 139 ans d'histoire
Le dernier télégramme a été envoyé le lundi 30 avril au soir, tournant ainsi une page vieille de 149 ans. Il a été lancé en France en 1879. À l'époque, c'était le moyen le plus rapide d'envoyer un message.
Le télégramme était autrefois la façon la plus rapide d'envoyer un message. Depuis 1879 en France, il a rythmé les vies, porteur de bonnes comme de mauvaises nouvelles. Jusqu'en 2005, 900 000 télégrammes étaient encore envoyés chaque année. Il suffisait de se rendre à la Poste ou de composer le 3655. Un opérateur transmettait le message dicté à son destinataire via la Poste ou par téléphone. La messagerie était surtout utilisée par les professionnels.
À l'heure des SMS et des emails, ce côté désuet a fini par lasser. Le premier télégramme émis au monde date du 28 mai 1844. Il a été envoyé par son créateur, l'américain Samuel Morse. Lundi 30 avril 2018, à 23h29, le télégramme a tiré sa révérence après 139 ans d'existence en France.
6.6.17
La Normandie commémorera en juin 2017, le 73e anniversaire du Débarquement à Carentan, Utah Beach, Sainte Mère Eglise, Picauville, Amfreville, Brévands, Sainteny…
Chaque année, cérémonies, reconstitution de camps militaires américains, marches historiques, bourses militaires, parachutages historiques, exposition et défilés de véhicules militaires rythment ces commémorations dans une ambiance libération.
Ça s'est passé un... 6 juin
6 juin 48 av. J.-C. : César vainc Pompée à Pharsale
Le 6 juin de l'an 48 avant JC (9 août selon le calendrier d'avant la réforme julienne), Jules César et son allié Antoine battent l'armée de Pompée à Pharsale, en Grèce...
6 juin 1391 : L'Espagne découvre l'intolérance
Le 6 juin 1391, à Séville, deux synagogues sont converties en églises. L'affaire s'accompagne de nombreux meurtres et de rapines contre la communauté juive de la ville...6 juin 1654 : Abdication de Christine de Suède
Le 6 juin 1654, après dix ans de règne personnel, Christine de Suède (28 ans) abdique solennellement à Uppsala au profit de son cousin, Charles X Gustave. C'en est fini de la dynastie des Vasa...
6 juin 1944 : Le débarquement de Normandie
Le 6 juin 1944, à l'aube, 4266 navires de transport et 722 navires de guerre s'approchent des côtes normandes avec pas moins de 130.000 hommes, sous la protection de plus de 10.000 avions. Cette opération aéronavale du nom d’« Overlord » (suzerain en français), la plus gigantesque de l'Histoire, était attendue par tous les Européens qui, en Europe occidentale, luttaient contre l'occupation nazie.
Le débarquement est placé sous le commandement du général américain Dwight Eisenhower, assisté des généraux Omar Bradley et George Patton ainsi que du maréchal britannique Bernard Montgomery. L'Abwehr (services secrets allemands) et le feld-maréchal Erwin Rommel, commandant des forces allemandes de Normandie, sont induits en erreur sur le lieu du débarquement par l'opération «Fortitude».
Deux mois après le Jour J («D Day» en anglais) et le débarquement sur les plages aux noms codés Utah et Omaha (troupes américaines), Gold (troupes britanniques), Juno (troupes canadiennes) et Sword (troupes britanniques), 2 millions d'hommes, 438.000 véhicules et 3 millions de tonnes de matériels ont déjà foulé le sol français et entamé leur progression vers Berlin…
6 juin 1982 : Israël déclenche la guerre du Liban
Après victoires sur ses voisins arabes lors des guerres des Six Jours et du Kippour, Israël doit admettre que la résistance palestinienne n'est pas morte, même si elle se manifeste de façon plus diffuse.
Le gouvernement de Menahem Begin croit pouvoir la vaincre en attaquant le 6 juin 1982 le Liban, justement miné par des graves divisions internes liées à l'attitude à adopter face aux combattants palestiniens repliés dans le pays. Baptisée « Paix pour la Galilée », l'invasion se soldera par une victoire amère et une défaite diplomatique, illustrées par l'assassinat du président libanais Béchir Gemayel et les massacres des camps de Sabra et Chatila...
Pour en savoir plus, allez sur le site herodote.net

2.8.16
27.1.14
Journée de la Mémoire
La Journée de la mémoire de l’Holocauste (ou des génocides) et de la prévention des crimes contre l’humanité, qui rappelle l’arrivée des troupes soviétiques dans les camps d’Auschwitz le 27 janvier 1945, devrait être prolongée d’une manière ou d’une autre. Cela éviterait de s’en tenir à des formes de sacralisation mémorielle et permettrait de faire en sorte que, par un véritable travail d’histoire, les conditions et les étapes du processus qui ont mené à la catastrophe soient successivement examinées, transmises et analysées.
Cela fait maintenant plus de dix ans qu’existe la Journée de la mémoire du 27 janvier au sein des pays du Conseil de l’Europe. Elle est relativement bien installée dans certains contextes, davantage ignorée dans d’autres. Elle donne lieu en Italie à une véritable journée de commémoration portée par la presse, en France à une journée plus discrète avec une incitation officielle de l’autorité à l’égard des écoles, en Suisse à une situation contrastée, avec quelques initiatives locales, notamment à Genève.
L’intitulé de la journée peut varier d’une situation à l’autre. Il évoque généralement la mémoire de l’Holocauste, terme anglo-saxon à consonance biblique qui n’est guère adéquat pour désigner la destruction des juifs d’Europe, selon l’expression plus adéquate de Raul Hilberg. Pour leur part, les consignes officielles du Ministère français de l’éducation nationale mentionnent la notion de génocide, et renvoient au site du Mémorial de la Shoah qui en désigne deux autres, en dehors de la Seconde Guerre mondiale, le génocide arménien et le génocide des Tutsis au Rwanda. Par ailleurs, tous les acteurs concernés associent cette journée à des éléments positifs, les valeurs « humanistes » qui fondent les « démocraties », le refus du racisme sous toutes ses formes, les Justes qui ont eu le courage de prendre des risques pour sauver des personnes en grave danger, en oubliant toutefois bien souvent la Résistance.
Pour l’Éducation nationale française, « cette Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l'humanité fournit l’occasion d’une réflexion sur les valeurs fondatrices de l’humanisme moderne, telles la dignité de la personne et le respect de la vie d’autrui, qu’il importe de faire partager aux enfants de notre pays », au cœur de cette « culture commune » qui constitue le « ciment de la Nation ».
(...)
Dans les écoles, tous les élèves devraient avoir le droit de mieux apprendre cette histoire, d’y prendre davantage de temps, vraiment du temps, et de le faire sans être immédiatement plongés dans la catastrophe finale, la destruction par millions de victimes juives et tsiganes de toute l’Europe. Les élèves devraient ainsi avoir le droit d’examiner concrètement dans quelles conditions les régimes fasciste et nazi sont arrivés au pouvoir ; les différentes étapes de la mise en place de leurs dictatures, de leur caractère totalitaire assumé et de la ségrégation croissante instaurée à l’égard des minorités, de leurs victimes. Ils devraient pouvoir observer et interroger les attitudes des acteurs, quels qu’ils soient, dans toutes les étapes qui ont mené à la catastrophe, sans les inscrire dans un récit téléologique, mais en examinant ce qui aurait rendu possible un autre débouché. Ainsi le travail de mémoire, sans être seulement une évocation des victimes et des mécanismes de la mise à mort, serait-il aussi un travail d’histoire inscrivant ces drames dans un processus.
D’une certaine manière, la Journée du 27 janvier gagnerait alors à être reliée, d’une manière ou d’une autre, à d’autres moments antérieurs, par exemple au 30 janvier, date de la funeste installation d’Adolf Hitler au pouvoir en 1933. Elle serait ainsi un encouragement à faire de l’histoire, à rendre un peu plus intelligible le passé qui a rendu possible cette criminalité et cette destruction de masse.
Retiré de l'article écrit par Charles Heimberg (Genève)
et présenté sur le site: blogs.mediapart.fr
18.9.13
L'origine du croissant
L'existence du kipferl, ancêtre du croissant, serait attestée en Autriche depuis le XIIIe siècle, mais sans que l'on en connaisse la recette (salée ou sucrée) ni la pâte (feuilletée ou pas).
À Paris, les premiers croissants sont vendus au nº 92, rue de Richelieu, entre 1837 et 1839, quand les Autrichiens August Zang et Ernest Schwarzer y ouvrent la Boulangerie Viennoise. Leurs versions des kipferl (en forme de croissant) et des kaisersemmel (pain kaiser ou petit pain de l'empereur) ont vite inspiré une foule d'imitateurs, et le croissant est déjà cité en 1850 comme un pain habituel.
Toutefois, les historiens de la gastronomie et de la cuisine française constatent que la recette actuelle du croissant n'est devenue un symbole culinaire français qu'au xxe siècle. De plus, au vu de la documentation, et comme pour la viennoiserie en général, on peut dire que les diverses origines directes du croissant (données ci-dessous) sont des légendes ou des mythes.
À partir des années 1950, le croissant est un élément traditionnel du petit déjeuner en France.
À partir des années 1950, le croissant est un élément traditionnel du petit déjeuner en France.
Une pâtisserie en forme de croissant est probablement traditionnelle en Autriche depuis au moins l'an 1000. Ce serait une pâtisserie faite dans les couvents au moment de Pâques, mais avec une simple pâte levée non feuilletée, proche des kipferls actuels.
En France, sont mentionnés dans l'inventaire du patrimoine culinaire français réalisé par le Centre national des arts culinaires « quarante gâteaux en croissant » servis à l'occasion d'un banquet offert par la reine de France en 1549 à Paris. Il se peut que l'intention ait été alors de commémorer l'alliance quelques décennies auparavant de François Ier avec le Grand Turc.
Plusieurs hypothèses attribuent cependant l'origine des croissants à une date postérieure à 1683, en célébration de la victoire des troupes polonaises et autrichiennes sur les troupes ottomanes lors du second siège de Vienne. Selon la première, alors que l'ennemi avait décidé d'attaquer la nuit afin de ne pas se faire
remarquer, les boulangers viennois, levés avant l'aube, auraient donné l'alerte. C'est pour immortaliser cette victoire qu'il leur aurait été permis de confectionner le Hörnchen (« petite corne » en allemand) avec sa forme qui rappelle le symbole du drapeau ottoman.
Cette même légende est parfois située à Budapest, alors partie du royaume austro-hongrois, mais ce sont alors les Turcs qui sont assiégés (1686).
Selon une autre version, des centaines de soldats et officiers reçurent après la bataille des présents en récompense de leur courage. Parmi eux, Jerzy Franciszek Kulczycki un soldat, espion, diplomate, et marchand polonais propriétaire du premier café de Vienne du nom de Zur blauen Flasche il obtint 300 sacs de grains noirs, inconnus à l'époque en Europe ; un trésor que les Turcs avaient abandonné pendant leur fuite. Intrigué, Kulczycki fit moudre les grains de café et les proposa aux Viennois, sans succès. Lui vint alors l'idée de servir ce café accompagné d'une pâtisserie. Il commanda auprès d'une boulangerie de la ville une pâtisserie qui, par son originalité, serait capable d'assurer la promotion du café. Se souvenant de la cicatrice encore ouverte de l'invasion turque, il décida de fabriquer des viennoiseries en forme de croissant turc.
Variante d'Allemagne du Sud : croissants à la saumure (Laugencroissant) Une tradition fait de Marie-Antoinette d'Autriche, originaire de Vienne, celle qui aurait officiellement introduit et popularisé en France le croissant à partir de 1770, d'où le nom de viennoiserie.
En France, sont mentionnés dans l'inventaire du patrimoine culinaire français réalisé par le Centre national des arts culinaires « quarante gâteaux en croissant » servis à l'occasion d'un banquet offert par la reine de France en 1549 à Paris. Il se peut que l'intention ait été alors de commémorer l'alliance quelques décennies auparavant de François Ier avec le Grand Turc.
Plusieurs hypothèses attribuent cependant l'origine des croissants à une date postérieure à 1683, en célébration de la victoire des troupes polonaises et autrichiennes sur les troupes ottomanes lors du second siège de Vienne. Selon la première, alors que l'ennemi avait décidé d'attaquer la nuit afin de ne pas se faire
remarquer, les boulangers viennois, levés avant l'aube, auraient donné l'alerte. C'est pour immortaliser cette victoire qu'il leur aurait été permis de confectionner le Hörnchen (« petite corne » en allemand) avec sa forme qui rappelle le symbole du drapeau ottoman.
Cette même légende est parfois située à Budapest, alors partie du royaume austro-hongrois, mais ce sont alors les Turcs qui sont assiégés (1686).
Selon une autre version, des centaines de soldats et officiers reçurent après la bataille des présents en récompense de leur courage. Parmi eux, Jerzy Franciszek Kulczycki un soldat, espion, diplomate, et marchand polonais propriétaire du premier café de Vienne du nom de Zur blauen Flasche il obtint 300 sacs de grains noirs, inconnus à l'époque en Europe ; un trésor que les Turcs avaient abandonné pendant leur fuite. Intrigué, Kulczycki fit moudre les grains de café et les proposa aux Viennois, sans succès. Lui vint alors l'idée de servir ce café accompagné d'une pâtisserie. Il commanda auprès d'une boulangerie de la ville une pâtisserie qui, par son originalité, serait capable d'assurer la promotion du café. Se souvenant de la cicatrice encore ouverte de l'invasion turque, il décida de fabriquer des viennoiseries en forme de croissant turc.
Variante d'Allemagne du Sud : croissants à la saumure (Laugencroissant) Une tradition fait de Marie-Antoinette d'Autriche, originaire de Vienne, celle qui aurait officiellement introduit et popularisé en France le croissant à partir de 1770, d'où le nom de viennoiserie.
12.8.13
La Méridienne verte
La Méridienne verte est un projet de l'architecte Paul Chemetov pour les cérémonies de l'an 2000 en France. Il s'agissait de matérialiser le méridien de Paris qui traverse la France du Nord au Sud (de
Dunkerque, Nord-Pas-de-Calais, à Prats-de-Mollo-la-Preste, Pyrénées-Orientales) en plantant des arbres tout au long de son tracé.
Le 14 juillet 2000, jour de Fête nationale, on organisa un pique-nique le long de cette Méridienne verte. À cette occasion, elle a également été matérialisée dans le ciel parisien au moyen de deux lasers placés pour l'un à l'Observatoire, dont le centre définit la longitude du méridien, et pour l'autre au Sénat, tout proche et se trouvant aussi sur le passage de la ligne imaginaire. D'un diamètre de 4 m et d'une portée de 1,3 km, leurs rayons aux couleurs de la Méridienne ont illuminé les 6e et 14e arrondissement pendant trois nuits consécutives, du 13 au 15 juillet.
Au croisement entre la Méridienne verte et le 45e parallèle, qui s'effectue sur la commune d'Ayrens (Cantal), les arbres ont été plantés selon deux droites perpendiculaires matérialisant le croisement.
Médaillon sur une borne de la Méridienne verte
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